Il y a 10 ans…

28 septembre 2008

C’est un petit message pour répondre à un tag d’une amie, Yume Neko.

Et bien, j’entamais l’année scolaire 1998-1999! Ma meilleure année scolaire. C’est la première fois que mon école est hors du village, je dois prendre le bus tous les matins assez tôt. C’est sûrement ça qui m’a donné le plus de mal. On arrive dans la cour des grands, soit-disant. On essaie de nous faire croire que tout va se décider à l’issue ces trois années, après lesquelles, le diplôme en poche, on pourra accomplir sa destinée! Je suis en eaux troubles encore à l’heure actuelle. Cette année, je me suis proposé pour m’occuper de cahier de texte de la classe. Pour une obscure raison. Mais j’aimais bien cette petite responsabilité que je réalisais avec assiduité. Obliger les professeurs à le remplir en fin de cours. C’est une douce vengeance pour (tout) le travail qu’il donnait.

À cette époque, je faisais beaucoup de canoë-kayak, et du sport en général. Je ramenais souvent une coupe ou au moins une médaille lors des compétitions. J’aimais trop ça, ça me sortais un peu de ma coquille, une petite sphère d’expression corporelle. Ce sont mes voisins qui m’ont initié, et c’est grâce à eux que j’ai une fibre sportive. Si je ne me bouge pas assez, je ne me sens pas bien dans mes bottes, j’ai besoin de sauter, courir, je ne tiens pas en place sur ma chaise ou dans mon lit. Un peu comme si c’était devenu une drogue. J’ai hâte de pouvoir m’y remettre. Mener ma barque au milieu des rapides, qu’est-ce  que c’est grisant. Et briser la glace au cœur de l’hiver pour faire avancer son bateau…

J’ai découvert un très bon groupe d’amitié. On trainait souvent, on jouait au carte, on sortait, on mangeait ensemble. Des meilleurs amis. J’y ai aussi trouvé ma première copine, qui m’aura appris à embrasser et fais ressentir mes premiers frissons amoureux. Je pensais que j’avais trouvé une place à moi, j’étais vraiment bien dans ma peau.

Puis j’ai appris qu’on déménageait…
Pas vraiment le choix, mais qu’est-ce que ça m’a gonflé. Dire au revoir, puis tout recommencé. Je ne sais pas s’il y a de bons moments pour des changements, mais ce n’en était pas un qui me convenait. J’ai posé une sorte de barrière, et coupé plus ou moins les ponts. Je n’ai jamais retrouvé un tel environnement depuis, dans lequel j’aurais vraiment voulu m’intégrer.

J’ai perdu le contact avec tous ces amis, et je le regrette. Je pense parfois à eux, je me demande ce qu’ils sont devenus et je m’imagine à les retrouver tous autour d’un barbecue. Qu’est-ce que ce serait bien. Mais est-ce que je m’y retrouverais? À quel point a-t-on changé? Et dire qu’il suffit de laisser un message sur leur boîte électronique pour tout savoir! Mais j’ai peur.

Et quelques informations diverses et variées. Je ne sais pas si ça fait aussi parti du jeu.

Cinq endroits où j’ai vécu

  1. Poncin (Ain – J’aimais bien ce numéro 01)
  2. Colmar (L’Alsace et sa route des vins)
  3. Tahiti (La Polynésie française et ses vahine)
  4. Valenciennes (Nord)
  5. Delft (Pays-Bas)

Cinq plats que j’adore

  1. České knedlíky (fait par maman)
  2. Saumon aux poireaux (fait par ma chérie)
  3. Pizza à l’ananas (Domino’s Pizza, si!)
  4. Poisson cru, dans la sauce coco à la tahitienne (fait par maman)
  5. Crêpes (de papa et de ma chérie)

Cinq choses que j’ai faites aujourd’hui

  1. Ça!
  2. Je suis allé à la BU pour bosser. Un dimanche!
  3. J’ai pris ma douche.
  4. J’ai fait une lessive.
  5. J’ai joué sur l’Internet!

Ce que je ferai si j’étais riche (vraiment très riche!)

  1. Je jouerais au loto.
  2. Je changerais le monde. Plus vite, j’entends.

Back to Netherlands!

23 septembre 2008

M’y revoilà, donc…

On est arrivé aux Pays-Bas avec Ali en voiture, après avoir traversé la moitié de la France et la Belgique. Les cours ont commencé, et ça a été trèèès dur au début. Entendre parler anglais à longueur de journée est plus épuisant que je ne l’imaginais, surtout quand on s’attache à tout comprendre.

Je suis à Technische Universiteit de Delft(Pays-Bas), à la faculté 3ME (Mechanical, Maritime and Materials Engineering). J’ai décidé de faire un cursus à l’étranger pour ma dernière année d’étude(du moins je l’espère!). Il me faut ramener 30 Crédit ECTS pour valider le cursus. Je suis dans le département, Mechanical Engineering et je suis le Master Control Engineering, affilié au département Systems and Control, où j’ai pris toute ma liste de cours. À la base, je pensais être dans ce département, mais à mon arrivée, j’ai appris que ce n’était pas le cas. Mais ça ne change strictement rien pour mon parcours heureusement.

Mes cours ont commencé depuis 3 semaines déjà. Ça passe sacrément vite. J’ai droit avant tout à de la Théorie du Contrôle, 8 heures par semaine. Auquel s’ajoutent un peu de Logique floue, de l’Optimisation et de la Conception de System Mécatronique. En dernier lieu, j’ai un cours d’Introduction au Projet, dont je ne comprend pas encore bien le titre, vu qu’on ne fait qu’y revoir les notions apprises par ailleurs. C’est toujours un rappel intéressant, et des travaux de mise en pratique nous attendent. Voilà pour cette première période, qui doit s’achever fin octobre par quelques partiels.

J’habite de nouveau seul. Je ne suis vraiment pas loin de la TU, à peine 10 minutes en vélo. Le centre ville est à peine plus loin. Je préfère cette ville à Groningen, de loin. Cette fois, l’acquisition de la chambre a été bien organisée. Tout se passe par DuWo, spécialisé dans la location d’appartement pour des périodes de courte durée. C’est relativement cher pour ma petite bourse, mais je n’ai pas trop le choix. Se dégoter une chambre tout seul relève de l’exploit, paraît-il. Je suis dans une colocation, où il y a trois chambres. Je suis le premier à être arrivé. Il restait encore un prédecesseur quand je suis arrivé, mais je l’ai vu à peine deux jours. Mais il m’a fait un topo du quartier. Il était vraiment sympa, ce Marc! J’espérais que mes colocataires lui ressembleraient. Mais j’ai un peu déchanté. Je suis avec un turc, pour l’instant. Il fait, ou est sensé faire, un thèse. Il est pas très actif, pour ma part… Il a souvent des amis ici, ce qui ne serait pas pour me déranger s’ils parlaient normalement. Mais ils s’évertuent à gueuler comme des veaux, et c’est très vite lassant. Un italien devrait nous rejoindre très prochainement. Sera-ce un allié? A voir bientôt.

Pour l’instant, je mange tous les jours avec Ali. Sa chambre est sur le campus, c’est pratique. On a chacun notre espace pour travailler sereinement, et on se retrouve quand on veut. On essaiera de profiter de sa nouvelle voiture pour visiter un peu la Hollande les week-end et les… Ah non, ils connaissent pas les jours fériés ici.

Voilà pour les premières impressions de Delft.


Dernière ligne droite?

17 juillet 2008

Et voilà, j’ai reçu mes résultats. Je suis donc admis en troisième année dans ma petite école d’ingénieurs de Valenciennes.

J’avais des petites appréhensions en ouvrant mes lettres de l’université (j’ai fait ma petite prière) de devoir me présenter à des rattrapages. Mais j’ai été moins mauvais que je ne le pensais. Un petit 8/20 dans une de mes matières préférées… comme quoi. Sinon le reste passe au dessus de la moyenne, mais parfois tout juste.

A priori, cette troisième année ne se déroulera pas vraiment en France. Avec Ali, on espère être pris à la TU-Delft (Université Technique) pour mettre une touche internationale à notre diplôme. Bien qu’on ait déjà réalisé nos stages à l’étranger, finalement. En fait, c’est plus pour s’échapper de l’école et changer d’air. Ainsi, la Hollande me rattrape encore. Il n’y a pas loin pour que je finisse ma vie là-bas.

Si la demande de cursus est acceptée, une dure année m’attend, le niveau doit être un peu plus élevé, le travail personnel plus important. Tout cela dans l’espoir de devenir un Ingénieur en Mécatronique, qui pourrait m’ouvrir des portes aussi bien en automobile, aéronautique que domotique, et me permettre de toucher à l’informatique, l’électronique ou l’automatique.

C’est plutôt la porte ouvrant sur la domotique qui m’intéresserait, et l’innovation dans les maisons ‘intelligentes’. J’aime bien la voitures, et a fortiori les avions, mais rien que d’y penser, ça me stresse. Je n’ai plus que quelques mois pour y réfléchir. Dans 6 mois, j’ai un stage à réaliser, et il serait de bon ton qu’il s’accorde avec mon projet professionnel. Encore balbutiant…

‘cor du travail.
Kayou


Sensation – Black

15 juillet 2008

Un week-end de folie.

Petite virée en Hollande pour participer à l’une des plus grandes manifestations de musique (si, si, ça en est!) à l’Amsterdam ArenA. 40.000 entrées pour écouter pendant près de 10 heures du son pur et dur.

Le destin m’a donc rappelé au pays du Gouda pour cette soirée du 12 juillet. Après quelques désistements impromptus, c’est donc à quatre frères (sur cinq) que nous sommes partis. La route était longue, mais pas tant qu’au retour… Arrivé sur place très très en avance, et après un passage devant l’ArenA pour nous persuader qu’on y était vraiment, une petite virée dans le centre de la capitale s’est vite imposée. Petits achats et munitions en poche, l’impatience nous a vite ramenés devant le stade. Mais ne tenant guère en place, nous avons enchainé des virées dans la pampa hollandaise pour se changer les idées. Un petit dîner sur le pouce sous un des moulins environnants, l’heure de revêtir nos noirs habits est venue. Petite séance photo et c’est reparti.

Des gens tout de noir vêtu envahissent les entrées du stade. On ne fait qu’ajouter à la queue de l’entrée Nord. Tout le monde est en manche courte, avec la chair de poule. Ah lala, la Hollande. L’excitation gagne la foule avant même qu’on commence à entrer. On se fait accoster par des germaniques qui se sont déjà remplis le ventre de boissons, entraînant une belle discussion de sourd sur l’avenir footbalistique des entraîneurs français.

L’entrée s’ouvre, et une fouille au corps plus loin, nous entrons dans le stade couvert pour découvrir la décoration, certe un peu désuète à la lumière du jour tombante et sous le silence pesant des enceintes inanimées, mais pleine de promesse pour la soirée. De belles méduses et une sorte de… virus?! pendent au plafond. On descend par les gradins sur la piste de danse de la taille du terrain de foot! Il y a déjà des queues aux stands de boissons. La piste est… collante, seule trace de la White session de la semaine précédente. Ici, on jette les gobelets à même le sol. Attitude des plus étonnantes, mais bref.

Alors que la lumière du jour recule doucement, la musique se montre d’abord timidement, derniers caprices de l’organisation pour nous faire languir. Et alors commence les détonations. Les feux d’artifice en intérieure résonnent dans les haut-gradins vides, parcourant le tour du stade. On se croit dans une grotte tant ça résonne. Les jeux de lumière nous éblouissent, le son nous entraine et c’est enfin parti. La musique est très forte sans être désagréable, de par sa qualité. Elle nous fait vibrer jusque dans nos cages thoraciques. C’était vraiment immense!

Complètement harassés, on se replie vers 4h30. On n’a pas tenu jusqu’au bout, mais on souhaitait partir en gardant le meilleur souvenir possible, sans se forcer à traîner jusqu’à la fermeture. Dehors, ça continue. On part sans vraiment y croire, et pourtant la musique nous accompagne jusqu’à la voiture. Un dernier regard vers ce stade dans la lumière matinale.

Sensationnel.

Sur la route du retour, une petite blondinette allemande se présente, avec plaque de police (Ach, Polizei!) et se met en tête de trouver matière à effraction dans le véhicule. Mais en voyant les têtes qu’on tirait, on s’est accordé sur le fait que sa motivation était toute légitime.(Les yeux rouges, visage tiré…) Grand bien lui en fasse. Mais bon, nous n’avions pas eu besoin de ça pour nous amuser, et j’en suis bien heureux.

La Sensation White, qui a lieu une semaine plus tôt en général a des sons plus doux, plus trance, et j’aimerai bien y prendre part la prochaine fois.

La Sensation Black résonne encore à mes oreilles.
Kayou


Ubuntu 8.04 – Hardy Heron

15 juillet 2008

Je me suis lancé après un petit test à un nouveau système d’exploitation. J’en ai essayé une multitude depuis que je suis revenu de Tahiti, mais j’ai fini par être convaincu par une version d’Ubuntu, la Hardy Heron sous environnement Gnome. Le fait que l’installation a été facile a certainement joué dans son adoption. Ça va faire plus de 6 mois que je l’utilise presque exclusivement, toutes les applications courantes (éditeurs de textes, d’images, navigateurs Internet) trouvant un équivalent sous GNU/Linux. Il est également facile d’avoir un petit environnement de développement d’applications web ou de programmation.

Commencer sous GNU/Linux n’est pas facile, il faut être prêt à y passer du temps au début pour retrouver des habitudes tout en se défaisant de mauvais réflexe acquis sur d’autres systèmes d’exploitation. Mais au final on a l’impression d’avoir un système fait par soi (presque…) et surtout pour soi, qui s’adapte au matériel et au moyen que l’on a. Le système est plus léger que les alternatives privatrices, certaines versions tentent même de procurer un environnement complet sur moins de 50 Mio… De quoi emporter son système complet… sur une vieille clé USB.

Il se fait aussi de plus en plus des versions en Live-CD, c’est à dire qu’on peut goûter à des versions GNU/Linux sans rien installer sur le champs, pour ceux qui auraient peur de tout casser. On peut dès lors se faire un aperçu des possibilités des différentes versions. Je ne pense pas qu’il y ait vraiment de solution meilleure que les autres. C’est avant tout une histoire de goût, il faut trouver quelque chose qui plaît, surtout si l’on est mener à y passer un peu de son temps.

Voilà pour le monde libre.
Kayou


Hello world!

15 juillet 2008

Besoin de changements, de nouveautés. Voilà donc un nouvel espace d’expression pour moi. Je n’ai jamais eu grand chose à dire ni à raconter, mais j’aime bien retrouver des traces de mes actes passés après quelques années. Et surtout constater les changements qui ont pu advenir, aussi bien dans ma tête que dans ma petite vie.
Mon précédent LiveJournal.
Un p’tit blog de Tahiti.

Je n’en dis pas plus pour cette introduction.

Kayou