C’est un petit message pour répondre à un tag d’une amie, Yume Neko.
Et bien, j’entamais l’année scolaire 1998-1999! Ma meilleure année scolaire. C’est la première fois que mon école est hors du village, je dois prendre le bus tous les matins assez tôt. C’est sûrement ça qui m’a donné le plus de mal. On arrive dans la cour des grands, soit-disant. On essaie de nous faire croire que tout va se décider à l’issue ces trois années, après lesquelles, le diplôme en poche, on pourra accomplir sa destinée! Je suis en eaux troubles encore à l’heure actuelle. Cette année, je me suis proposé pour m’occuper de cahier de texte de la classe. Pour une obscure raison. Mais j’aimais bien cette petite responsabilité que je réalisais avec assiduité. Obliger les professeurs à le remplir en fin de cours. C’est une douce vengeance pour (tout) le travail qu’il donnait.
À cette époque, je faisais beaucoup de canoë-kayak, et du sport en général. Je ramenais souvent une coupe ou au moins une médaille lors des compétitions. J’aimais trop ça, ça me sortais un peu de ma coquille, une petite sphère d’expression corporelle. Ce sont mes voisins qui m’ont initié, et c’est grâce à eux que j’ai une fibre sportive. Si je ne me bouge pas assez, je ne me sens pas bien dans mes bottes, j’ai besoin de sauter, courir, je ne tiens pas en place sur ma chaise ou dans mon lit. Un peu comme si c’était devenu une drogue. J’ai hâte de pouvoir m’y remettre. Mener ma barque au milieu des rapides, qu’est-ce que c’est grisant. Et briser la glace au cœur de l’hiver pour faire avancer son bateau…
J’ai découvert un très bon groupe d’amitié. On trainait souvent, on jouait au carte, on sortait, on mangeait ensemble. Des meilleurs amis. J’y ai aussi trouvé ma première copine, qui m’aura appris à embrasser et fais ressentir mes premiers frissons amoureux. Je pensais que j’avais trouvé une place à moi, j’étais vraiment bien dans ma peau.
Puis j’ai appris qu’on déménageait…
Pas vraiment le choix, mais qu’est-ce que ça m’a gonflé. Dire au revoir, puis tout recommencé. Je ne sais pas s’il y a de bons moments pour des changements, mais ce n’en était pas un qui me convenait. J’ai posé une sorte de barrière, et coupé plus ou moins les ponts. Je n’ai jamais retrouvé un tel environnement depuis, dans lequel j’aurais vraiment voulu m’intégrer.
J’ai perdu le contact avec tous ces amis, et je le regrette. Je pense parfois à eux, je me demande ce qu’ils sont devenus et je m’imagine à les retrouver tous autour d’un barbecue. Qu’est-ce que ce serait bien. Mais est-ce que je m’y retrouverais? À quel point a-t-on changé? Et dire qu’il suffit de laisser un message sur leur boîte électronique pour tout savoir! Mais j’ai peur.
Et quelques informations diverses et variées. Je ne sais pas si ça fait aussi parti du jeu.
Cinq endroits où j’ai vécu
- Poncin (Ain – J’aimais bien ce numéro 01)
- Colmar (L’Alsace et sa route des vins)
- Tahiti (La Polynésie française et ses vahine)
- Valenciennes (Nord)
- Delft (Pays-Bas)
Cinq plats que j’adore
- České knedlíky (fait par maman)
- Saumon aux poireaux (fait par ma chérie)
- Pizza à l’ananas (Domino’s Pizza, si!)
- Poisson cru, dans la sauce coco à la tahitienne (fait par maman)
- Crêpes (de papa et de ma chérie)
Cinq choses que j’ai faites aujourd’hui
- Ça!
- Je suis allé à la BU pour bosser. Un dimanche!
- J’ai pris ma douche.
- J’ai fait une lessive.
- J’ai joué sur l’Internet!
Ce que je ferai si j’étais riche (vraiment très riche!)
- Je jouerais au loto.
- Je changerais le monde. Plus vite, j’entends.