Un week-end de folie.
Petite virée en Hollande pour participer à l’une des plus grandes manifestations de musique (si, si, ça en est!) à l’Amsterdam ArenA. 40.000 entrées pour écouter pendant près de 10 heures du son pur et dur.
Le destin m’a donc rappelé au pays du Gouda pour cette soirée du 12 juillet. Après quelques désistements impromptus, c’est donc à quatre frères (sur cinq) que nous sommes partis. La route était longue, mais pas tant qu’au retour… Arrivé sur place très très en avance, et après un passage devant l’ArenA pour nous persuader qu’on y était vraiment, une petite virée dans le centre de la capitale s’est vite imposée. Petits achats et munitions en poche, l’impatience nous a vite ramenés devant le stade. Mais ne tenant guère en place, nous avons enchainé des virées dans la pampa hollandaise pour se changer les idées. Un petit dîner sur le pouce sous un des moulins environnants, l’heure de revêtir nos noirs habits est venue. Petite séance photo et c’est reparti.
Des gens tout de noir vêtu envahissent les entrées du stade. On ne fait qu’ajouter à la queue de l’entrée Nord. Tout le monde est en manche courte, avec la chair de poule. Ah lala, la Hollande. L’excitation gagne la foule avant même qu’on commence à entrer. On se fait accoster par des germaniques qui se sont déjà remplis le ventre de boissons, entraînant une belle discussion de sourd sur l’avenir footbalistique des entraîneurs français.
L’entrée s’ouvre, et une fouille au corps plus loin, nous entrons dans le stade couvert pour découvrir la décoration, certe un peu désuète à la lumière du jour tombante et sous le silence pesant des enceintes inanimées, mais pleine de promesse pour la soirée. De belles méduses et une sorte de… virus?! pendent au plafond. On descend par les gradins sur la piste de danse de la taille du terrain de foot! Il y a déjà des queues aux stands de boissons. La piste est… collante, seule trace de la White session de la semaine précédente. Ici, on jette les gobelets à même le sol. Attitude des plus étonnantes, mais bref.
Alors que la lumière du jour recule doucement, la musique se montre d’abord timidement, derniers caprices de l’organisation pour nous faire languir. Et alors commence les détonations. Les feux d’artifice en intérieure résonnent dans les haut-gradins vides, parcourant le tour du stade. On se croit dans une grotte tant ça résonne. Les jeux de lumière nous éblouissent, le son nous entraine et c’est enfin parti. La musique est très forte sans être désagréable, de par sa qualité. Elle nous fait vibrer jusque dans nos cages thoraciques. C’était vraiment immense!
Complètement harassés, on se replie vers 4h30. On n’a pas tenu jusqu’au bout, mais on souhaitait partir en gardant le meilleur souvenir possible, sans se forcer à traîner jusqu’à la fermeture. Dehors, ça continue. On part sans vraiment y croire, et pourtant la musique nous accompagne jusqu’à la voiture. Un dernier regard vers ce stade dans la lumière matinale.
Sensationnel.
Sur la route du retour, une petite blondinette allemande se présente, avec plaque de police (Ach, Polizei!) et se met en tête de trouver matière à effraction dans le véhicule. Mais en voyant les têtes qu’on tirait, on s’est accordé sur le fait que sa motivation était toute légitime.(Les yeux rouges, visage tiré…) Grand bien lui en fasse. Mais bon, nous n’avions pas eu besoin de ça pour nous amuser, et j’en suis bien heureux.
La Sensation White, qui a lieu une semaine plus tôt en général a des sons plus doux, plus trance, et j’aimerai bien y prendre part la prochaine fois.
La Sensation Black résonne encore à mes oreilles.
Kayou